Slow Marketing - Le podcast des CMO à impact
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Quels sont les trois niveaux de conformité en accessibilité numérique et qu'est-ce que le niveau AA implique concrètement ?

25 septembre 2026 · Slow Marketing - Le podcast des CMO à impact · Arnaud Poffé

L'accessibilité numérique repose sur trois niveaux de conformité : A (standards de base), AA (double A, destiné aux déficiences variées), et AAA (triple A, expérience optimisée). Le niveau AA impose que le site ou l'application soit utilisable par tous les systèmes d'assistance : navigation au clavier avec la touche Tab, lecteurs d'écran comme VoiceOver sur Apple ou Jaws sur Windows, et lecteurs braille.

Les trois niveaux : une échelle progressive d'inclusion

Le niveau A couvre les critères fondamentaux — c'est l'utilisation des bons standards de base. Le niveau AA va bien au-delà : il prend en considération tous les types de déficience et impose une approche inclusive dès la conception. Le niveau AAA, enfin, vise une expérience véritablement optimisée pour les utilisateurs en situation de handicap, mais c'est souvent un objectif plus ambitieux et coûteux à atteindre.

Selon Arnaud Poffé, comme l'explique dans cet épisode du podcast, la distinction entre ces niveaux n'est pas académique — elle définit le périmètre réel de votre engagement envers l'accessibilité.

Le niveau AA : l'interopérabilité avec les technologies d'assistance

Le niveau AA est le standard minimal pour garantir une véritable accessibilité. Concrètement, cela signifie que votre site ou application doit fonctionner sans friction avec tous les outils que les personnes en situation de handicap utilisent au quotidien.

La navigation au clavier, via la touche Tab, est un exemple fondamental : un utilisateur moteur qui ne peut pas utiliser la souris doit pouvoir accéder à tous les éléments interactifs et les activer. Les lecteurs d'écran — VoiceOver sur macOS et iOS, ou Jaws sur Windows — doivent recevoir des informations sémantiques claires et complètes pour restituer le contenu de manière cohérente. Les lecteurs braille complètent cette chaîne d'accessibilité en convertissant le texte pour les utilisateurs malvoyants ou aveugles.

Arnaud Poffé souligne que l'accessibilité est 50% design et 50% code — une part cruciale dépend de la façon dont le designer structure l'interface, mais l'autre moitié repose sur le développeur qui doit implémenter correctement les attributs ARIA, les balises sémantiques HTML et la logique d'interaction.

"L'accessibilité, c'est 50% de design et 50% de code. Il y a une partie qui va se passer en design et il y a une partie qui va se passer en code."

Arnaud Poffé — Lead Designer et Accessibility Conscientious chez Smile. UX ergonome spécialisé en accessibilité numérique, il maîtrise tant les aspects design que le développement front-end. Il a piloté la certification WCAG 2.2 du site de la STIB (Société de Transports Intercommunaux Bruxellois), coordonnant une équipe pluridisciplinaire pour garantir la conformité de cette plateforme de service public.

Cette répartition souligne pourquoi le niveau AA exige une collaboration étroite. Le designer doit anticiper l'accessibilité dès le début — structure logique de l'information, contraste des couleurs, dimensions cliquables — et le développeur doit veiller à ce que le code respecte les normes, en particulier la WCAG 2.2 et ses 55 critères qui définissent le standard international.

Obtenir et maintenir le niveau AA n'est pas une tâche ponctuelle, mais une culture permanente : audits réguliers, tests avec des utilisateurs en situation de handicap, formation des équipes et mise à jour continue face à l'évolution des technologies d'assistance.

Voir aussi

Qu'est-ce que la certification WCAG 2.2 et quel est le principal défi pour mettre en conformité un site web comme celui de la STIB ?

La WCAG 2.2 est le standard d'accessibilité international qui définit 55 critères. Pour la STIB, un service public, le défi principal a été de former les équipes à parler le même langage et à coordonner une approche pluridisciplinaire pour mettre en conformité la plateforme.

Points clés à retenir

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