L'intelligence artificielle cognitive et empathique représente l'une des frontières les plus discutées de la recherche et de l'industrie technologique actuelle. Elle regroupe les systèmes capables d'analyser le contexte émotionnel d'un échange — à partir de la voix, du texte, ou d'images — pour adapter leur réponse et rendre l'interaction plus fluide, plus pertinente, voire plus humaine.
Loin de la science-fiction, ces technologies sont déjà déployées dans des domaines très concrets : centres de relation client, accompagnement en santé mentale numérique, outils pédagogiques adaptatifs, assistants vocaux de nouvelle génération. ONTBO, la startup fondée par Athénaïs Oslati, explore précisément comment rendre ces systèmes non seulement performants mais aussi éthiquement responsables et culturellement sensibles.
L'enjeu n'est pas seulement technique : il touche à la confiance, à la transparence et à la question fondamentale de savoir ce que nous acceptons de confier à une machine — y compris nos états intérieurs. La diversité culturelle complexifie encore l'équation : une expression de tristesse en France n'est pas perçue ni codifiée de la même façon qu'au Japon ou au Brésil.