Dialogues avec l'au-delà : besoin sociétal ou transgression éthique ?
L'IA peut-elle et doit-elle recréer la présence de nos proches disparus ? Avec Dominique Pon, exploration des enjeux éthiques, sociaux et technologiques du deuil numérique.
À propos de cet épisode
La mort a toujours constitué une frontière infranchissable pour les vivants. L'intelligence artificielle commence aujourd'hui à brouiller cette limite : il est désormais techniquement possible de cloner la voix d'un défunt, de générer des conversations simulées avec lui, ou de créer un avatar numérique post-mortem capable d'interagir avec ses proches. Plusieurs startups — HereAfter AI, StoryFile, Eternos — ont lancé des produits commerciaux dans ce domaine. Ces technologies mobilisent le clonage vocal, la synthèse d'images, et les modèles de langage entraînés sur des données personnelles du défunt.
Face à cette réalité émergente, les questions fusent : qui possède les données d'une personne après sa mort ? Peut-on donner ou refuser son consentement de son vivant ? Ces outils aident-ils vraiment au deuil, ou risquent-ils de le figer ? Quelle est la responsabilité des plateformes et des législateurs ? Dans cet épisode de Tendances INNO, Dominique Pon — Directeur Général de La Poste Santé & Autonomie et Directeur Général Adjoint de Docaposte — apporte un éclairage rare à l'intersection de la santé, de l'autonomie et de l'innovation technologique.
L'enjeu n'est pas seulement technique ou juridique : il touche à la dignité humaine, au respect de la mémoire des défunts, et à la manière dont nos sociétés conçoivent le deuil, l'identité et l'au-delà à l'ère du numérique.