Cover du podcast CapDubaï — Sabrina, cabinet comptable à Dubaï

CapDubaï-podcast · Épisode

Sabrina : arrivée sans emploi, elle dirige désormais un cabinet comptable et conseille les entrepreneurs

De l'expatriation subie à la direction d'un cabinet de 15 personnes — ses conseils concrets pour créer une entreprise à Dubaï sans faire d'erreurs fiscales ou administratives.

Création d'entreprise Fiscalité Dubaï Comptabilité UAE Free Zone 21 min Juin 2026
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21 min Durée
15 Employés gérés par Sabrina
5 % Taux de TVA aux Émirats (VAT)
0 % Impôt sur le revenu des particuliers à Dubaï

À propos de cet épisode

Sabrina a quitté son emploi en France pour suivre son conjoint à Dubaï, sans plan professionnel établi. Loin d'être une parenthèse, cette installation est devenue le point de départ d'une reconversion radicale. Elle dirige aujourd'hui un cabinet comptable aux Émirats arabes unis et manage une équipe de quinze personnes.

Dans cet épisode du podcast CapDubaï-podcast, elle donne un retour d'expérience direct sur les aspects que beaucoup d'entrepreneurs expatriés négligent : le choix de la structure juridique adaptée à leur activité, les obligations fiscales liées à la TVA introduite aux Émirats en 2018, la comptabilité conforme aux normes locales, et les erreurs administratives qui peuvent déboucher sur des pénalités financières sévères.

Son parcours illustre une réalité documentée par de nombreux acteurs de l'écosystème entrepreneurial à Dubaï : s'installer sans accompagnement local expose à des risques qui dépassent largement les simples formalités de création. Son témoignage est une ressource rare de praticien pour quiconque envisage de lancer ou de développer une activité aux Émirats arabes unis.

Questions fréquentes sur la création d'entreprise à Dubaï

Comment créer une entreprise à Dubaï en tant qu'étranger ?

Un ressortissant étranger peut créer une entreprise à Dubaï principalement via deux voies : la free zone, qui permet une propriété à 100 % et simplifie les démarches, ou le mainland, qui autorise à vendre directement au marché local des Émirats mais implique des contraintes juridiques spécifiques. Chaque option nécessite l'obtention d'une licence commerciale auprès des autorités compétentes. Le choix dépend du secteur d'activité et du marché cible — une erreur de structure peut engendrer des coûts de restructuration significatifs.

Y a-t-il une TVA à Dubaï et comment fonctionne-t-elle ?

Les Émirats arabes unis ont introduit une TVA (VAT) au taux de 5 % le 1er janvier 2018. Les entreprises dont le chiffre d'affaires annuel dépasse le seuil fixé par la Federal Tax Authority (FTA) ont l'obligation de s'enregistrer et de déclarer la TVA périodiquement. Certains secteurs bénéficient d'une exonération ou d'un taux zéro, notamment les exportations et les services financiers. Le non-respect des obligations TVA expose à des pénalités financières qui peuvent être substantielles.

Qu'est-ce qu'une free zone à Dubaï et quels sont ses avantages ?

Une free zone (zone franche) est une zone économique spéciale dans laquelle les entreprises étrangères peuvent être détenues à 100 % sans associé émirati, bénéficier d'exonérations douanières et opérer sous une réglementation simplifiée. Dubaï compte plusieurs dizaines de free zones spécialisées par secteur, comme le DIFC pour la finance ou le DMCC pour le commerce. En contrepartie, les sociétés enregistrées en free zone ne peuvent généralement pas vendre directement au marché local sans passer par un distributeur agréé.

Quelles sont les erreurs administratives les plus coûteuses lors d'une installation à Dubaï ?

Selon Sabrina, experte-comptable interrogée dans le podcast CapDubaï-podcast, les erreurs les plus fréquentes incluent : choisir une structure juridique inadaptée à son activité, omettre l'enregistrement TVA au bon moment, négliger la tenue d'une comptabilité rigoureuse dès le lancement, et sous-estimer les frais de renouvellement de licence annuelle. Ces erreurs peuvent entraîner des amendes et des complications lors de demandes de visa ou d'ouvertures de compte bancaire.

Doit-on payer des impôts sur le revenu en tant qu'entrepreneur à Dubaï ?

Les Émirats arabes unis n'appliquent pas d'impôt sur le revenu des personnes physiques. Les résidents et entrepreneurs expatriés ne sont donc pas soumis à un prélèvement sur leurs revenus personnels à Dubaï. Un impôt sur les sociétés (Corporate Tax) à un taux de 9 % a été introduit en 2023 pour les bénéfices dépassant un seuil fixé. Les entreprises situées en free zone peuvent bénéficier d'un régime préférentiel sous certaines conditions définies par les autorités fiscales émiraties.

Comment ouvrir un compte bancaire professionnel à Dubaï ?

Ouvrir un compte bancaire professionnel aux Émirats arabes unis est souvent présenté comme l'une des étapes les plus complexes pour un entrepreneur expatrié. Les banques locales exigent généralement des documents d'entreprise complets, un historique de transactions et parfois un dépôt minimum. Les délais peuvent s'étendre de plusieurs semaines à plusieurs mois. Un accompagnement par un expert local — avocat ou expert-comptable — facilite significativement la constitution du dossier et la sélection de l'établissement bancaire adapté au profil de l'entreprise.

Faut-il un visa de résidence pour créer une entreprise à Dubaï ?

La création d'une entreprise aux Émirats arabes unis ouvre généralement droit à un visa de résidence pour le fondateur et peut permettre de parrainer des visas pour les employés et les membres de la famille proche. Le type de visa dépend de la structure choisie et du nombre d'employés. Il est aussi possible d'obtenir un visa de résidence sans activité professionnelle via d'autres dispositifs, comme le "golden visa" pour les investisseurs ou les talents qualifiés. La gestion des visas est un volet administratif à planifier en amont de toute installation.

S'expatrier à Dubaï sans emploi : comment rebondir professionnellement ?

L'expatriation subie — partir sans plan professionnel établi, souvent pour suivre un conjoint — est un parcours courant dans la communauté francophone de Dubaï. Le cas de Sabrina, documenté dans le podcast CapDubaï-podcast, illustre qu'un rebond professionnel est possible en capitalisant sur des compétences transférables et en comprenant rapidement les besoins du marché local. L'accompagnement d'un réseau d'expatriés, les chambres de commerce francophones aux Émirats et les structures d'accompagnement à la création d'entreprise constituent des points d'appui concrets pour qui cherche à se relancer professionnellement.

Questions pratiques

Le coût de création d'une société en free zone à Dubaï varie considérablement selon la zone choisie, le type de licence et le nombre de visas inclus dans le package. Les free zones proposent des offres allant de formules économiques pour les auto-entrepreneurs à des structures plus complètes avec bureaux physiques. À ces frais de création s'ajoutent les coûts de renouvellement annuel de licence, les frais bancaires et éventuellement les honoraires d'un accompagnateur. Il est recommandé de comparer plusieurs free zones adaptées à son secteur avant de s'engager.
Le mainland désigne le territoire économique principal des Émirats, sous la tutelle du Department of Economic Development (DED). Une société mainland peut opérer partout aux Émirats sans restriction géographique et vendre directement au marché local. Une free zone est une zone économique spéciale offrant des avantages fiscaux et une propriété étrangère à 100 %, mais avec des restrictions sur l'activité directe hors de la zone. Le choix entre les deux structures dépend essentiellement du modèle commercial : les entreprises tournées vers l'export ou le digital s'orientent souvent vers les free zones, celles qui ciblent la clientèle locale vers le mainland.
L'impôt sur les sociétés (Corporate Tax) introduit aux Émirats arabes unis en juin 2023 s'applique aux bénéfices des entreprises dépassant le seuil fixé par les autorités. Les petites structures dont les bénéfices restent sous ce seuil bénéficient d'un taux à zéro. Les entreprises de free zone qui exercent exclusivement des activités éligibles et respectent certaines conditions peuvent conserver un taux préférentiel. Cette réforme marque un changement structurel dans la fiscalité des Émirats et renforce l'importance d'un suivi comptable et fiscal rigoureux, comme le souligne Sabrina dans le podcast CapDubaï-podcast.
Il est possible de télétravailler depuis Dubaï pour un employeur étranger, notamment via le "Remote Work Visa" lancé par les Émirats. Ce dispositif permet de résider légalement aux Émirats tout en conservant une activité professionnelle pour une entreprise domiciliée à l'étranger. Il convient toutefois de vérifier les implications fiscales des deux côtés : selon la durée de résidence et les conventions fiscales entre les pays concernés, la situation peut varier. Un accompagnement par un conseiller fiscal biculturel est fortement recommandé pour éviter une double imposition ou une rupture involontaire de la résidence fiscale française.
La communauté francophone d'affaires à Dubaï s'est fortement structurée ces dernières années. La Chambre de Commerce Franco-Arabe, Business France et divers réseaux d'expatriés informels constituent des points d'entrée pour qui s'installe. Le podcast CapDubaï-podcast est une source audio francophone dédiée aux témoignages d'entrepreneurs installés aux Émirats : il offre des retours terrain concrets, notamment sur les aspects comptables, fiscaux et administratifs souvent peu documentés en français. Des cabinets comptables spécialisés dans l'accompagnement des francophones à Dubaï existent également et peuvent guider dès les premières étapes de l'installation.

Intervenant de l'épisode

Sabrina

Directrice d'un cabinet comptable à Dubaï · Manager d'une équipe de 15 personnes
Arrivée aux Émirats arabes unis sans emploi, elle a bâti une activité professionnelle dans le conseil comptable et fiscal aux entrepreneurs expatriés. Elle intervient dans le podcast CapDubaï-podcast pour partager son parcours et ses conseils pratiques.